Mammuth
Réalisé par Gustave Kervern, Benoît Delépine
Avec Gérard Depardieu, Yolande Moreau, Anna Mouglalis
Long-métrage français .
Genre : Comédie
Durée : 01h32min
Année de production : 2009
L'histoire :
Serge Pilardosse vient d'avoir 60 ans. Il travaille depuis l'âge de 16 ans, jamais au chômage, jamais malade. Mais l'heure de la retraite a sonné, et c'est la désillusion : il lui manque des points, certains employeurs ayant oublié de le déclarer ! Poussé par Catherine, sa femme, il enfourche sa vieille moto des années 70, une " Mammut " qui lui vaut son surnom, et part à la recherche de ses bulletins de salaires. Durant son périple, il retrouve son passé et sa quête de documents administratifs devient bientôt accessoire...
Critique perso :
Le film est un navet mais bon, un ou deux passages marrants et puis la moto, une pièce d'exception suffisament rare pour en parler un peu.
Munch Mammuth, un peu d'histoire
La firme naît sous l'impulsion de Friedel Münch en 1960. Mais son histoire commence en 1948. À cette époque, Friedel court en Allemagne sur une 500 Horex modifiée par ses soins. La machine obtenant de bons résultats, les dirigeants de Horex la remarquent. Ils proposent à Münch d'être embauché par Horex pour participer au développement de ces modèles de compétition. Celui-ci refuse, préférant conserver son indépendance. Il acceptera quelques années plus tard, en proie à des soucis financiers. Mais Horex fait faillite en 1960, Münch rachète l'outil de fabrication.
Le premier modèle 100 % Münch sort des chaînes en 1966.
Münch continue à produire des motos, mais sa production reste confidentielle.
Le premier modèle produit, appelé Mammut, utilise un quatre cylindres NSU de 996 cm3. C'est un pari osé que de sortir un modèle peu économique en ces temps de vaches maigres. Développant 55 chevaux, le moteur est capable de performances ahurissantes pour l'époque : elle abat le 0 à 100 km/h en 4,5 secondes et est capable de frôler les 190 km/h. Les premiers exemplaires utilisaient une jante arrière à rayons. Elle fut rapidement remplacée par une roue à bâtons, les rayons ayant tendance à se tordre sous l'action combinée du poids et de la puissance.
En 1968, Floyd Climer, un éditeur américain, injecte de l'argent dans la firme, permettant à Friedel Münch d'équiper sa Mammut avec un moteur de 1177 cm³, montant la puissance à 88 chevaux.
En 1973, l'alimentation par injection et l'augmentation de la cylindrée à 1278 cm³ font partie du catalogue des options. Les modèles changent de nom, ceux à carburateurs s'appellent Münch4 TTS, tandis que ceux qui utilisent l'injection sont des Münch4 TTS-E. Mais les ventes ne sont pas suffisantes, l'entreprise est obligée de fermer. Le nom ayant été racheté, Friedel Münch continue de produire ses motos mais sous le nom de Mammut TTS et TTS-E.
En 2000, la production redémarre pour le modèle le plus fou : la Mammut 2000. Utilisant un moteur Opel de 2 litres de cylindrée, la moto est capable d'atteindre plus de 250 km/h. La puissance est de 260 chevaux pour un couple de 30 mkg. Les 250 clients capables de débourser les 86 000 € demandés pouvaient suivre l'évolution de la production de leur moto dans l'usine via internet. De plus, le service technique était assuré par l'intermédiaire du téléphone portable du client. En branchant celui-ci à la moto, un technicien Münch pouvait modifier certains paramètres de la moto, ou tout simplement établir un diagnostic pour le dépanneur "maison" qui vient chercher la moto n'importe où dans le monde[1].